28.03.2008
Jalousies
Mes talons claquent à demi-mots dans les pièces que je traverse. Dehors, la pluie a cessé et les réverbères clonent leur lumière jaune sur le bitume mouillé. Mes volets sont clos. Pour aujourd’hui, je ne vois plus rien.
Comment ai-je pu être aussi conne ? A cette heure tardive, je me le demande encore. Prise dans le tourbillon de tous les mots que j’ai pu écrire pendant cette journée de solitude, je lui ai envoyé la partie retravaillée de ma nouvelle. Comment retenir un mail qui part ? Autant tenter de rattraper un souffle d’air.
A la seconde où le courriel fuyait dans les tuyaux, je savais avoir manqué de tact. Ou plutôt dans les minutes qui ont suivi. En même temps, je ne pouvais pas savoir qu’il avait accès à Internet. Le Berbère a réagi une heure plus tard alors même que je cherchais en riant jaune les notes qui auraient pu/du m’aider à terminer cette histoire de meurtres. « Tu peux m’expliquer, mais là, j’ai mal au ventre. » Et merde ! MERDE ! J’avais commis l’impondérable. J’ai pleuré sur ma connerie comme une enfant prise en faute.
Je déteste. Dans ces quarts d’heure-là, je me déteste. « Je ne pensais pas que tu... Oh et puis merde ! Je suis désolée que tu aies eu accès à ce mail alors que tu vis des moments pénibles. »« Pourquoi me glacer avec cette blood série même bien écrite ? » Pourquoi ? Parce que, ça irait comme réponse ? Pour l’entendre me dire qu’elle était bien écrite ? Et puis lui, s’était-il soucié de la peine que j’endurais quand il m’envoyait des mots rougis de sexe alors que j’enterrais une de mes proches ? S’est-il inquiété de ce que je ressentais ces derniers jours alors que cet immonde salopard de cancer rattrape ma mère ? Non. Non et il a bien raison. Nos vies collatérales ne nous regardent pas.
J’ai bondi sur le Celte. « J'étais bien partie pourtant et l'histoire avançait. C'est étrange de retravailler un vieux manuscrit, j'ai l'impression de me glisser dans les mots d'une autre si semblable et si différente, tout à la fois. Je souriais, les mots se poursuivaient, s'enchaînaient jusqu'à ce que la dernière ligne arrive. Oui. J'ai perdu les notes qu'à l'époque j'avais prise. Du coup, qu'ai-je bien pu faire de cette bergère que j'avais appelé Jeanne ?
Comment l'ai-je tuée ? Et comment avais-je prénommée la dernière victime ? J'ai le droit de dire "merde !" ? "MERDE !" aussi ? Envie d'un whisky. Envie de toi. Je sais, c'est idiot. Surtout que je la vois danser dans l'herbe, cette Jeanne. Je pourrais presque la toucher. La peindre avec mes mots aussi. Angélique, ce sera sa dernière victime au tueur. En grec, le prénom signifie le messager. Tu t'en fiches ? Je n'ai pas encore bu. La nuit est tombée sans bruit. Un whisky, un encas et j'irai à cette fichue réunion. Pourquoi ai-je toujours envie de te sauter dessus après t'avoir reniflé ? » Entre autres propositions, j’aime beaucoup celle-ci « Bois ce whisky et embrasse-moi à pleine bouche juste après... que nous ayons tous les deux le feu aux joues... » Ou au cul.
Plus tard, je lui écrirai ceci : « Je voudrais poser mes lèvres sur ton ventre, sentir ton sexe palpité d'envies, prévenir tes mains qui se tendraient vers mon visage que ton pouce peut s'enfoncer dans ma bouche. Je voudrais te violer pendant ton sommeil. M'enfoncer en toi comme l'air que tu respires. D'un coup sec et avide. Possessif. Je flirte avec la jalousie en lui crachant à la gueule. Et si on disait que j'étais ton job ? Attention, je ne dis pas que j'envie celle qui te touche. Ou pas. Non, je dis que... tu me manques. Oui, c'est cela. J'aime lire tes mots qui font saccader mon cœur, tes mots qui font mouiller mon sexe et se cambrer mes reins. Tes mots qui troublent mon sourire et font vaciller mes yeux. Et si on se baisait bientôt ? Et si on apprenait à nos corps à se toucher ? Tu veux ? »
Je ne sais pas ce qu’est la jalousie amoureuse. Non pas que je la chasse avec orgueil ou par paresse comme Tristan mais dans le désordre, non. Eprouver de la jalousie envers une personne que j’aime serait lui manquer d’estime. Et croire qu’elle m’appartient comme un objet. Beau tant qu’à faire. D’ailleurs, il faudrait plutôt que j’éprouve de la jalousie envers celle qui partage la vie du Berbère. Ou du Celte. Pourquoi alors qu’ils aiment ces femmes devrais-je les envier ?
Mon mari était jaloux jusque dans ses rêves. Ou ses cauchemars. J’étais sa chose sans qu’il en ait même conscience. Sauf quand, crédule, je venais lui raconter qu’un homme venait de me proposer de le rejoindre dans une des chambres qu’il louait. Il faut dire que cela faisait désordre quelques jours après notre mariage. Il faut dire que j’étais jeune et innocente. Pour preuve, je n’avais pas tenté de séduire ce type. Il faut dire aussi que je l’avais prévenu que je ne croyais pas à la fidélité des corps. Lui aurais-je parlé d’une aventure si je l’avais vécue ? Non. Non, bien sûr que non. Mais quelle réaction violente de sa part ! Il pleurait en se frappant la tête contre le mur. Je crois qu’une partie de moi regrettait qu’il ne casse pas la gueule à ce gugusse.
Mon mari voulait contrôler ma vie tout en jouant la carte du « fais ce que tu veux, cela te regarde. » Quel plaisir malsain peut avoir ce genre de personnage ? Un auto-sado-masochisme latent ? Chronique ? Depuis qu’il a appris à être infidèle, il semble mieux dans sa peau. Rassuré, peut-être, sur le fait qu’il peut encore plaire. Parfois, je joue à chercher qui sont les autres femmes. Est-ce qu’il les choisit loin d’ici ? Est-ce qu’elles sont jolies ? Quelque part, je serais vexée qu’il couche avec une laide.
« J’ai un peu de mal avec la gratuité. » Oui, moi aussi. Est-ce que je sais pourquoi j'ai écrit cette histoire qui n'est pas terminée d'ailleurs ? Oui, bien sûr que je le sais. J'avais quelque chose à tuer. Il croit quoi, que je me plais dans la douleur physique, que l'horreur m'attire ? En écriture, n'ai-je pas tous les droits ? Ne puis-je pas franchir les barrières, les tabous ? Jouer avec mes peurs, des peurs qui viennent sûrement d'au-delà ma vie et en sortir, je pense que c'était cela ma démarche de l'époque. Prouver aussi que je pouvais écrire autre chose que de l'érotisme. Me le prouver à moi déjà. N’empêche, je lui parlais de Maupassant pour tout autre chose et il me compare à Montaigne. Mince alors ! J’écrirais comme Montaigne ? Que sais-je ? Je ne sais rien mais j’aime cette citation de Michel « le mariage est une cage ; les oiseaux en dehors désespèrent d’y entrer, ceux dedans désespèrent d’en sortir. »
Faut-il que j’avoue au Berbère ne jamais avoir lu Montaigne ? Ou alors si petite que je ne me le rappelle pas ? Par contre, je sais ce que je vais lui écrire : *personne n’est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement. Sale petite conne que je suis !
*Michel de Montaigne
01:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jalousie, montaigne, maupassant, conne, écriture, infidélité, sado-masochisme
26.03.2008
Libertine
« Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin » écrivait Colette. En ouvrant les volets de ma chambre vers huit heures aujourd’hui, je l’ai trouvé changé. Bien sûr, en apparence rien n’a bougé même si la neige a totalement disparu, même si aucun souffle d’air ne bat la campagne. Et ses habitants.
Pianotant sur mon clavier avant de sortir de ma tanière, je l’entendais fureter dans la cuisine. Depuis combien de temps traîne-t-elle ses pieds qu’on dirait qu’elle supporte le poids du monde sur ses épaules ? Et vu la gueule du monde et ses lourdeurs…Quelques mails plus tard, je l’ai rejointe. Je suis toujours subjuguée par sa mine gourmande, son appétit enfantin devant un croissant frais. Les rots et les pets de son mari ont achevé de me couper le mien, d’appétit. Je songeais en les regardant partir qu’il se passerait beaucoup de jours avant que nous nous revoyions. A moins que… « Si tu veux venir aux Francofolies, tu peux… » Oui, bien sûr qu’oui, je sais que je serai accueillie à bras ouverts. Maintenant, savoir si j’en aurai l’envie est autre chose.
« Quand une femme connaît la préférence d’un homme, cigares compris, quand un homme sait ce qui plaît à une femme, ils sont bien armés l’un contre l’autre. » toujours Colette…
Le Berbère s’absente pour trois jours. Ce qui nous a ravis, l’un comme l’autre, depuis le tout début de notre relation, c’est que nous nous sommes connus charnellement. Deux corps nus et inconnus qui se pénètrent par tous les sens dans une chambre d’hôtel dont la pénombre reflétait la couleur pourpre du désir le plus puissant. Ce qui nous enchante encore actuellement, c’est de ne pratiquement rien connaître de l’autre à part quelques bribes qui s’échappent comme des vapeurs d’alcool fort.
Il m’a littéralement tatouée de l’intérieur. Il le sait. « Je veux vivre la décadence avec toi parce que je te connais vertueuse justement, et là, il est aisé de sombrer avec quelqu'un de bon. Je ne voudrais pas vivre le quart avec d'autres... » Moi non plus, Berbère.
D’aucuns me croient/m’espèrent/m’envisagent perverse baiseuse qui n’a de cesse de coucher dans son lit tout ce qui porte un sexe. Mâle ou femelle, le sexe. Seuls les êtres qui ont baisé mes lèvres (et je ne préciserai pas lesquelles) pourraient éventuellement répondre. Eventuellement, car certaines de ces personnes sont passées à côté de moi comme j’ai pu juste les frôler. Une question de peaux ou de décalage, peut-être. De paresse aussi.
« Le difficile, ce n’est pas de donner, c’est de ne pas tout donner. » Décidément, Colette m’obsède en ces heures grisées. Je dirais plutôt que le plus difficile, c’est de tout donner. Bien entendu, je cause sexe. Je cause moi. Je cause sens, sans dessous dessus, sans dessus dessous. Je cause explosion exponentielle du moi. Le Berbère a cette faculté rare : il me projette dans ses décors inventés et je l’y rejoins en toute quiétude. Nous triturons nos fantasmes jusqu’à étirer notre désir et entrer en transe. « Attention, ce sexe brûlant qui écarte toute propension à la vertu pourrait nous dévier de notre trajectoire. » Il pourrait, oui. Mais cela ne sera pas. De nos mots, de nos images, de toutes ces scènes érotico-pornogaphiques que nous nous balançons à la gueule tels deux fauves joueurs, naît l’évidence. « Tu es chamane » « Tu es sorcier ». Qu’importe la qualification que nous nous donnons puisque nous savons tous les deux qu’aucune autre personne n’assistera à ce nous avons vécu. Qui comprendrait les rivages sur lesquels nous sommes allés et desquels nous sommes revenus, plus puissants, plus aiguisés à tout ce qui nous entoure ? Je pourrais toujours dire qu’il me retourne comme je le retourne et alors ?
Alors, vient le Celte. Autre approche. Autres mœurs. Venant du monde des blogs et parce que nous avons fréquenté assidûment la même plate-forme pendant plusieurs années, nous connaissons tellement et si peu de choses l’un de l’autre. Quand il a repris contact en m’écrivant d’une autre adresse mail, j’ai reconnu immédiatement son écriture avant même de lire l’initiale de son prénom. « Les mots et les courbes qui viennent de toi sont toujours emprunts d'une aura épicée qui aurait le goût de l'interdit donc tout à fait attirant. » Plus tard, je lui avouerai que j’avais gardé son numéro de téléphone dans mon répertoire pendant toutes ces années, chose rarissime chez moi qui méritait d’être notée et il le fit. Il me dira qu’il zonait toujours dans les parages. J’ai souri. J’ai souri parce qu’un jour le Berbère m’avait provoquée en énonçant cette vérité « Tu es de ces femmes qui marquent les hommes et ils doivent être nombreux à suivre ton sillage. » Comme d’autres le sont à me fuir !
« *Aimer beaucoup, comme c’est aimer peu ! On aime, rien de plus et rien de moins. » Oui, Guy, je te l’accorde. Et je n’aime que les gens de talent car « *le talent provient de l'originalité, qui est une manière spéciale de penser, de voir, de comprendre et de juger. »
Une fumée blanche s’échappe d’une cheminée. Plus loin, au-delà de la rivière, une voiture s’avance vers le village, tous feux allumés. La nuit aussi s’avance à tout petits pas légers et sans fard. La rhubarbe a retrouvé l’air libre et menotte de ses courts bras trapus et frisés les derniers rayons du jour. Je devrais travailler ma nouvelle plus assidûment. Je devrais poursuivre l’écriture de ce manuscrit dont certains contenus pourraient se rapprocher quelque peu de celui d’une célèbre scénariste. On en apprend des choses en fréquentant les salons de Paris. Les bouleaux blancs n’écoperont jamais de la peine d’un canot s’échouant sur une île. Je ne sais même plus où se situe la République dominicaine. Et alors ? Alors, dans un petit mois maintenant, je serai dans une chambre tout contre son cul. « J’ai usé de fictions… mais ce ne sont pas des mensonges, ce sont des décrochés veloutés et sexuels faits pour te faire réajouir. » Non, ce ne sont pas des mensonges. Dans un petit mois, je le ferai hurler de plaisir à en crever les tympans des églises. Dans un petit mois, il m’emmènera ensuite au-delà de moi. Les fantasmes démultipliés et renvoyés par notre palais des glaces zébreront notre raison de stries rouges incandescentes. C’est cela, la réalité. Et plus tard, si tout va bien, je rejoindrai cet homme-revenant. Il sera alors temps de respirer des parfums autres mais tout autant épicés. Mais j’y songe à l’instant, et s’il me laissait un message tel que : « je suis libertine, je suis ta catin » ? Ce serait on ne peut plus de circonstance. Je ne joue pas, moi, monsieur, je suce. J’aime bien cette phrase, ma phrase. Je ne joue pas, moi, monsieur, je suce. Sûrement une pensée qui suit de près celle de Colette, « l’essentiel n’est pas la flûte, ni ce qu’elle joue, mais le visage derrière la flûte et qui en joue. »
Escalier, escalier, esprit d’escalier quand tu nous tiens ! « Je te sucerai en te regardant profondément dans les yeux pour y voir se refléter tous ces éclats… »
*Guy de Maupassant
19:23 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : celte, berbère, libertine, colette, maupassant, érotique, porno
16.02.2008
Masturbation déambulatoire
Depuis des jours que je suis enfermée dans cette chambre bureau pièce, je regarde chaque matin la couleur du ciel. Et la rivière qui coule au fond du paysage.
Aujourd’hui, le soleil grise le vent du nord et à cette heure, la lune montre déjà son cul dans le bleu épuré de la stratosphère. Enfant, quand mon institutrice me tançait en cinglant l’air ambiant de son index tendu parce qu’elle trouvait que ma peinture représentant un quelconque paysage barbouillé d’un semblant d’homme et d’un semblant de femme (à moins que ce ne soit le contraire) offrait à la vue de tous un beau soleil jaune et des traces de pluie bleue épaisse, je la regardais, incrédule. Se pouvait-il qu’un adulte n’ait jamais remarqué ce phénomène ? J’aurais voulu lui crier qu’elle ouvre enfin les yeux mais je ne lui ai jamais rien répondu. Après tout, elle était assez grande pour se rendre compte qu’elle ne savait pas tout !
L’ombre des arbres nus danse sur l’herbe frissonnante. Des mails sonnent leur arrivée d’un bip énervant. Si on ne peut plus écrire tranquille ! La curiosité me pousse à jeter un œil et tant qu’à faire, les deux. Deux courriels viennent de tomber dans ma boîte. Le premier contient deux lignes écrites sur un ton badin. Le deuxième est juste le signalement de nouveaux commentaires. Je réponds à mon futur rendez-vous. Mon ton sera plaisant. Séducteur. La mort prochaine de février m’annonce toujours le printemps. Je le sens. Je le renifle. Et cet homme dont j’ai lu l’ouvrage aiguise ma curiosité. Ainsi, il existe quand même certains sujets masculins possédant assez de couilles pour énoncer à d’autres : je suis libertin et bisexuel. Ensuite ? Pas de « et je vous emmerde ! ». Non. Il est bien dans sa tête, bien dans son corps, bien dans sa vie. Un homme qui se connaît. Cet écrivain m’invite à déjeuner. Et cela tombe bien parce que j’ai faim. On dit que la chasse est finie dans les bois, la mienne (re)commence.
Tiens, ce mot « chasser » pourrait en choquer plus d’un. Or, quoi de plus hypocrite que cet éclat ? La séduction est bel et bien une chasse. A cours d’arguments parfois. Ou d’interdits. Qui chasse l’autre ? L’homme ou la femme ? L’homme regarde la femme qui regarde l’homme qui la regarde. Et c’est elle qui choisira d’aller de l’avant. Ou pas. Cependant, jouer au jeu de la séduction est plaisant, voire jouissif. Il suffit d’avoir en face un partenaire qui ait du répondant.
Je dis ailleurs sous d’autres mots des aventures particulières. Impudiques ? Tout dépend de l’angle de vue. Tout y est tellement étiré, tellement trituré mais pourtant si peu travaillé que je défie n’importe quelle épouse d’y retrouver son homme. Quoi ? Je serais adultère ? Et ta sœur ! Et ta mère ? Personne n’appartient à personne. Je n’ai jamais violé un homme. Ni une femme. Et je ne demande pas le mariage non plus. Damned ! Serais-je moi aussi mariée ?
Je vis une période de flottement mais la mer est parfois si agitée sous moi que j’ai envie de gerber. Je devrais pagayer moins vite. Ou éviter les cascades et les ressacs. Ouvrir à nouveau un blog pour dire autrement, là, j’en ai eu envie. Une autre fois, j’évoquerai peut-être un Berbère au goût de miel épicé, un Lord anglais aux gestes troublants ou un photographe aux yeux noirs. A moins que je ne raconte un vieil homme chauve, un père absent, un mari coquin. Ou un cocu. Ou un évêque. Alea jacta est.
"Connais-toi toi-même et laisse le monde aux Dieux". Toute cette masturbation du bout des doigts valait bien ce final philosophique. Si quelqu’un vous dit que je ne sais pas où je vais, ne l’écoutez pas. Je pourrais être l’homme aux semelles de vent si ce n’était que toutes mes paires de chaussures (et dieu sait si j’en possède !) ont des talons hauts et quelquefois une semelle de plomb (les nuits d’abus de vieux cognac. Rares). Je suis plus sûrement Baudelaire : « j’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans », une maison de maître sans maître, une Ford Mustang (celle de Bullit for ever), Une vie de Maupassant, Le vent nous portera de Noir Désir, un centaure, un seringat, un verre de Malesan… Je suis. Tout simplement.
17:30 Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : masturbation, cul, impudique, cocu, baudelaire, maupassant, noir désir


